Pourquoi un vrai catholique n’est pas mondialiste.
Un lecteur ou une lectrice catholique se définissant comme non progressiste nous a écrit il y a quelques jours :
Je trouve touve toujours étonnant chez certains catholiques, cet acharnement au repli sur soi. D’autant qu’ici, on a l’air de la revendiquer haut et fort sa chrétienté…
Il me semble que les Evangiles et les Actes des Apôtres montrent clairement que les croyants doivent diffuser au plus grand nombre la foi qui nous anime.
La religion Chrétienne a vocation à l’universalisme. La seule religion que je connais qui n’est absolument pas “mondialiste”, c’est celle des Juifs, puisque, vous le savez certainement, on ne le devient que très rarement, on nait Juif, c’est tout.
La religion chrétienne est donc NATURELLEMENT mondialiste…
Donc, je ne comprends pas votre point de vue.
Le message du Nouveau Testament est clair, Saint Paul a un peu moralisé le tout, dans ses lettres, mais c’est aussi qu’il devait évangéliser des peuplades pas toujours réceptives… A notre époque, je pense qu’on doit être capable de comprendre le message de Jesus sans problème.
Trouvez moi un seul endroit dans les Evangiles ou Jésus fait la morale à quelqu’un ?
Ah si, peut-être… rends à César ce qui appartient à César… un petit peu… Mais c’est tout.
Voilà… après, c’est sûr, on se sent plus fort quand on crie fort…
Je dois avoir passé l’âge…
…..
Pensée sainte, je n’en ai pas la prétention, j’essaye juste de ne pas passer mon temps, comme vous, à juger mon prochain.
C’est mon défaut, moi, je ne suis pas progressiste, comme vous, je suis de la vieille école, celle qui essaye de suivre les textes initiaux, pas les interprétations que l’on en a faites, du type “aime ton prochain” que l’on a assez facilement remplacé par “aime ton prochain si il est ami du FN, blanc, catholique et qu’il est fan de Mahmoud Ahmadinejad”
Je taquine, je taquine, mais c’est quand même ce qu’on comprend entre les lignes.
Je trouve néanmoins que vous passez votre temps à jeter la première pierre, et les suivantes en vous glorifiant d’être chrétiens…
Une fois n’est pas coutume, afin de répondre à notre contradicteur, j’ai décidé de prendre ma plume plus longuement pour situer la pensée des Intransigeants que nous voulons inscrire dans celle de la Tradition catholique. D’autant plus que Saintclaire est de bonne composition. Il nous charrie juste un peu sur notre côté « moraliste qui jette la première pierre ». A ce propos, un ami à moi a coutume de dire que c’est un défaut très chrétien d’assimiler le messager au message, à cause de ce fameux passage des Evangiles « que celui qui n’a jamais péché… ». Autrement dit, beaucoup de chrétiens s’interdisent de parler parce qu’ils se considèrent comme pécheurs, même si ce qu’ils ont à dire est parole de Vérité. Ajoutons que ce passage est souvent utilisé aussi par certains chrétiens ramollis pour justifier leur propre lâcheté intellectuelle ou pour clore le bec de leurs frères qui disent des vérités qui ne font pas plaisir à entendre. A jouer ce petit jeu, nous ne sommes pas prêts de rechristianiser l’Europe ! Le Seigneur n’a-t-il pas dit de ne pas dissimuler la Lampe sous le boisseau ? Et que nous soyons pécheurs, ce que nous sommes tous à des degrés divers, n’y change pas grand-chose. Rassurons donc Saintclaire, les Intransigeants ne sont pas des saints mais ils travaillent ardemment à leur propre conversion et ils sont tout prêts à pardonner à la femme adultère. Mais ils n’oublient pas cette autre parole du Christ trop souvent occultée de nos jours : « Va et ne pêche plus ! ».
Je comprends parfaitement que Saintclaire ne cerne pas complètement notre point de vue si nous ne l’exposons pas une bonne fois pour toutes clairement. Je vais donc tenter de me livrer ici à une critique du « christianisme mondialiste », avatar du judaïsme laïcisé, qui est, aux yeux des Intransigeants un véritable cancer philosophique pour l’Europe catholique. C’est d’autant plus important que la lutte contre ce « christianisme mondialiste » ou « atlanto-sioniste » est une des raisons d’être principales de ce blog.
Vous avez raison Saintclaire, le catholicisme est effectivement universel par vocation apostolique. D’ailleurs c’est l’étymologie même du terme « catholique » dérivé du grec “KATHOLIKOS” qui signifie « général », « universel ». Ainsi, après la Pentecôte, le Christ ressuscité enjoint ses apôtres d’aller évangéliser et baptiser toutes les nations de la terre « au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » afin que les hommes deviennent tous frères dans le Christ par la grâce du Saint-Esprit. Parfait dites vous, tout cela justifie donc bien le mondialisme et le multiculturalisme actuels. J’ignore si vous faites partie également de ces catholiques qui cautionnent avec le même aplomb l’immigrationnisme et le droitdel’hommisme au nom des Saintes Ecritures ? Je vous demande cela car ce raisonnement rapide est hélas celui partagé par un grand nombre de catholiques contemporains, qui ne comprennent plus leur religion ou qui sont sous la coupe de prêtres gauchistes ignorants. La « Bonne Nouvelle » et Martin Luther King, même combat ! déclarent ces prêtres face au peuple… à côté de la chaire de vérité.

Or, la fraternité universelle que le Christ nous propose au sein de Son Eglise (et pas du monde) est d’abord une fraternité de cœur et d’esprit. Il ne faut pas confondre cette charité chrétienne bien ordonnée avec la solidarité humaine mondialisée, cette Tour de Babel bassement matérialiste que l’on nous vend tous les jours à la télévision ou via les sites de rencontre sur Internet (d’où notre récent coup de gueule à propos de Facebook, Dailymotion, Google, etc.) L’Abbé Pierre, Sœur Emmanuelle, Médecins Sans Frontières et le Téléthon sont les paradigmes de cette confusion entre charité chrétienne (souci pour l’âme et accessoirement pour le corps des frères égarés) et solidarité humaine (souci pour le corps et les biens matériels uniquement). Les deux chouchous « catholiques » précités des médias « français », paix à leurs âmes, privilégiaient la deuxième au détriment de la première, ce qui explique évidemment leur succès mondain. Rectifions donc cette pensée catholique gauchisante par un exemple concret : Spirituellement, un catholique français est effectivement en communion de prières avec un catholique congolais. La Sainte Messe célébrée aux quatre coins du globe rend possible cette communion dans le Sacrifice renouvelé de la Croix. Cependant, ô scandale dans les chaumières, la religion catholique n’exige pas davantage envers notre frère congolais ! Rien dans les commandements du Sauveur n’oblige le catholique français à envoyer des dons pour la construction d’écoles dans les villages reculés du Haut Katanga. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut pas le faire dans certaines circonstances. Je veux juste dire par là qu’un comportement indifférent du catholique français à l’égard de son frère congolais n’est pas entaché d’égoïsme car l’action charitable de l’homme est par nature limitée dans le temps et dans l’espace à son environnement proche, n’en déplaise aux prêtres conciliaires qui cherchent aujourd’hui à culpabiliser leurs ouailles en invoquant dans chacun de leurs sermons le « Saint Tiers-monde », tout en oubliant de les emmener au confessionnal ! Je vous pose la question Saintclaire : la France n’est-elle pas aujourd’hui une terre de mission plus urgente que l’Afrique subsaharienne ?
Le commandement du Christ que l’on sert à toutes les sauces selon lequel il faut “s’aimer les uns les autres” commence D’ABORD fatalement par un amour communautaire, c’est à dire un amour accessible, partagé entre des personnes proches les unes des autres. “Aime ton prochain comme toi même” dit le Seigneur et le terme “prochain” n’est pas accidentel dans ce commandement. Il est inutile de faire des intentions à la messe pour « la faim dans le monde » lorsque l’on n’est même pas capable de franchir sa rue pour se réconcilier avec son voisin. Sinon on fait preuve d’hypocrisie pharisaïque, un défaut que le Christ ne pouvait supporter sans entrer dans une sainte colère (si si Saintclaire, relisez le Nouveau Testament, il y a beaucoup d’endroits où le Christ “fait la morale” aux pharisiens. Même s’il ne la fait pas sur un ton « moralisateur », qui est plutôt le propre des prêtres humanistes d’aujourd’hui). Par conséquent nous pouvons affirmer, sans être qualifié de mauvais chrétien pour la cause, que l’amour pour un inconnu qui habite à 10.000 km de chez soi est purement aléatoire. Nous dirions même qu’il est plus suspect que celui porté à son voisin « blanc catholique et votant FN » car cet amour exotique ne coûte souvent pas grand-chose à celui qui le professe ! A part remplir un bulletin de versement ou acheter une bougie Oxfam à la sortie de la messe, le plus ostensiblement possible afin que les paroissiens sachent bien que vous êtes généreux. Soyons sérieux, l’amour pour « l’autre » ne se concrétise vraiment que si l’étranger fait irruption dans votre vie.
« Justement, si un étranger se présente devant vous, allez-vous lui cracher à la gueule, vous qui êtes chrétien identitaire ? » me demande-t-on souvent en croyant me prendre au piège. Bien sûr que non ! Que cela vous étonne ou non Saintclaire, les Intransigeants ont plusieurs amis noirs chrétiens, avec qui ils s’entendent très bien. Cela ne les empêche pas de dénoncer avec force le mondialisme, l’immigrationnisme et le multiculturalisme. Tout est une question de contexte ! Le problème actuel est que l’on fait de l’amour de l’étranger un véritable réflexe pavlovien pour justifier la colonisation de notre pays, le nomadisme touristique et la circulation internationale des travailleurs. L’amour de l’étranger n’est plus personnel et circonstanciel, il n’est plus le fruit d’un mouvement noble et spontané du cœur, né au hasard d’une rencontre. Non, il fait partie de l’idéologie dominante, du « pathos » à la mode. Il est enseigné de la maternelle à la terminale en lieu et place des tables de multiplication. C’est devenu un passage obligé du programme scolaire. Il s’agit donc d’un amour aussi spectaculaire que froid et mensonger… quand cet amour forcené de “tout ce qui est autre” ne procède pas tout simplement d’une haine de soi et de ses propres racines ! Je les vois et je les entends souvent, tous ces bobos européens athées ou chrétiens progressistes, affalés dans leur petit confort, se faisant des gorges chaudes de leur antiracisme généreux pour le Somalien du lycée ou le noir « super sympa » rencontré en République Dominicaine et critiquant d’un même élan leur voisin de palier pour son obscurantisme ethnique ou ses manières d’homme du peuple. « Vivement les promotions dans les agences de voyage que nous quittions cette France pourrie » claironnent-ils tous en chœur !

Vous l’avez compris Saintclaire, ce que les Intransigeants dénoncent, à l’image du Christ, c’est l’hypocrisie. Il faut commencer d’abord par aimer son propre peuple et ses traditions avant de pleurer le sort des Africains. Maintenant, si un étranger est blessé, qu’il vous tend la main et vous demande à boire, soignez le, tendez lui la main et donnez lui à boire ! Il s’agit d’une action charitable concrète. Il faudrait effectivement être sans cœur et légaliste comme les pharisiens du Nouveau Testament pour ne pas agir ainsi. D’ailleurs, nous sommes sûr que bien des Français labellisés « extrême droite » n’agiraient pas autrement en pareille circonstance. Dans la parabole du Bon Samaritain, Notre Seigneur dénonce avec raison les interdits religieux incohérents. Parce que le sang est impur dans la religion juive, le prêtre et le lévite passent leur chemin à la vue d’un blessé grave. A contrario de ce formalisme des lois, le Christ prêche l’amour pratiqué par le Bon Samaritain, un amour du prochain concret, situé dans le temps et dans l’espace, “hic et nunc”. Les Intransigeants ne remettent pas cela en question. Mais je vous pose maintenant la question Saintclaire : le politicien qui prétend suivre le message d’amour universel du Christ ou un succédané maçonnique (il a souvent bon dos le Christ, surtout quand on n’est pas croyant) en signant des formulaires de régularisation de sans-papiers à longueur de journée n’est-il pas plus proche du prêtre et du lévite dénoncés par le Christ que du Bon Samaritain ? Le politicien reçoit-il les étrangers chez lui, lui qui prétend pourtant les adorer plus que ses compatriotes ? La France, c’est chez lui me direz-vous… Elle a bon dos la France, comme le Christ, on lui fait dire ce qu’on veut ! En vérité, ce politicien est un fumiste car il se contente juste de faire des lois pour que les étrangers s’installent sur le territoire français aux frais du contribuable et servent de main d’œuvre bon marché au patronat sans scrupules. Dur, dur de signer un morceau de papier avec l’assentiment de Rothschild n’est-ce pas ?! Le même politicien fait ensuite construire des HLM à la périphérie des grandes villes, toujours aux frais du contribuable, pour parquer les étrangers le plus loin possible des beaux quartiers où il crèche, lui, ses électeurs et ceux qui financent ses campagnes. Après bien sûr, il prétend faire de la charité chrétienne devant les caméras. La « très chrétienne » Christine Boutin est passée maître en la matière ! In fine, cerise sur le gâteau, le politicien mondialiste reproche aux blancs des bas quartiers leur racisme et ses électeurs viennent sur le blog des Intransigeants pour leur dire que leur message n’est pas chrétien. De qui se moque-t-on ???

Au delà de l’hypocrisie ambiante, les Intransigeants veulent aussi dénoncer l’onirisme chrétien et l’irréalisme politique qui l’accompagne. Si à la place d’un étranger venant frapper à votre porte, c’est la moitié d’un village africain qui s’installe dans votre rue, la situation est complètement différente et votre possibilité d’action charitable forcément beaucoup plus limitée. D’ailleurs, nulle trace de pareille situation dans les Evangiles ! Et pour cause, nous ne sommes plus dans l’amour personnel, individuel et incarné, la zone d’action privilégiée par Notre Seigneur parce que la plus accessible aux hommes, nous entrons dans la sphère du Politique, c’est à dire dans la gestion de la Cité. D’où le fameux « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». On a beaucoup glosé sur ce passage censé justifier le laïcisme contemporain, la « laïcité ouverte » de Nicolas Sarkozy. Je pense pour ma part que le Christ n’entendait pas justifier par cette phrase la négation de la théocratie, comme on l’entend trop souvent, mais qu’il souhaitait entre autres signifier que les lois de César doivent être classées dans une sphère d’interprétation particulière, étant donné la nature différente de l’action politique par rapport à l’action individuelle. J’insiste particulièrement sur ce point : aujourd’hui on évalue une décision de politique générale par des jugements personnalistes, par du « pathos » et de l’affect religieux. C’est insensé car une saine gestion de la Cité répond à des impératifs communautaires, au Bien Commun défini par saint Thomas et non à des sentiments individuels. Aider un SDF qui a faim en lui tendant un morceau de pain, ce n’est pas la même chose que de trouver des logements pour un car de sans papiers. Dans le second cas, il existe une menace réelle pour l’équilibre de la communauté. Et que ceux qui accusent les politiciens du FN d’être sans cœur « leur jettent la première pierre ». Je voudrais bien les voir à la tête d’un Etat ou même d’une classe de vingt élèves, ces antifascistes de carnaval, pour constater les effets « non discriminatoires » de leur humanisme béat. Le plus insupportable pour les Intransigeants est que ceux qui ont organisé ou cautionné l’immigration de masse depuis des années, non contents d’avoir créé de véritables poudrières à la périphérie des villes, s’entourent ensuite de vertus qu’ils ne possèdent pas. Osons le dire haut et fort : l’universalisme chrétien est un universalisme religieux, reliant tous les hommes de foi dans le Royaume de Dieu (sans les hérétiques qu’il faut néanmoins s’efforcer de sauver) et rendant possible sur terre de façon contingente une certaine solidarité entre catholiques. L’universalisme chrétien n’est pas un mondialisme de sans-papiers, revanchard, pétitionnaire, bureaucratique, esclavagiste et destructeur de cultures. Vouloir construire le Royaume de Dieu ici bas en faisant l’impasse sur la nature de l’homme, voilà bien la source de tous nos malheurs depuis 1789. Nous avons déjà signalé aux païens sur ce blog que les origines de ce mondialisme devaient être trouvées ailleurs que dans notre sainte religion. Nous y arrivons.
Ce message est déjà fort long. Tant pis, il faut bien qu’à l’occasion nous soyons un peu plus complets dans nos messages. Pour les courageux, passons au judaïsme. Nous connaissons peu le judaïsme orthodoxe. Les quelques ouvrages que nous avons lus à son sujet ne sont pas très élogieux. Le Christ avait eu le mérite, il y a deux mille ans déjà, de pointer du doigt certains travers des « docteurs de la loi » dont la piété de façade n’égalait souvent que la sécheresse du cœur. Selon Ses propres termes, Il n’était cependant pas venu « abolir la Loi » du peuple Hébreux mais « l’accomplir ». Il voulait que les hommes intègrent jusqu’au plus profond de leur être, la Loi divine. L’Esprit avant la lettre. Hélas le peuple, jadis élu, a choisi de s’enferrer dans le refus du message christique. C’est une des raisons à mon avis pour lesquelles de nombreuses pratiques juives procèdent encore aujourd’hui du formalisme dénoncé jadis par le Christ. Je suis d’accord avec vous, Saintclaire, le sectarisme juif est un fait historique maintes fois démontré, qui a permis à ce petit peuple énergique de traverser les siècles sans se diluer. Ce n’est pas très universel comme comportement. Il faudrait d’ailleurs le leur faire remarquer plus souvent lorsqu’ils cherchent à nous vendre la société métissée. Vous constaterez cependant que nous parlons fort peu sur ce blog du judaïsme religieux ultra-orthodoxe, qui ne nous dérange pas tant que cela à dire vrai, même si nous préférerions que les Juifs incroyants (« perfides » en latin) enlèvent le voile de leur cœur et se convertissent à la vraie religion, selon la célèbre formule de la liturgie pascale.

En fait, ce qui dérange les Intransigeants, c’est la version politique du judaïsme : le SIONISME. En effet, depuis des siècles, les Juifs, non contents de cultiver une sainte horreur des goys pour protéger leur communauté, attendent avec impatience la venue du Messie. En gros, une fois le Messie revenu, celui-ci fera triompher le peuple juif sur ses ennemis. Le Messie tant attendu, Justicier et Roi des Rois, montrera à la face du monde que le « petit peuple martyre », toujours innocent et jamais coupable, est l’unique peuple chéri de Dieu. Alors, selon l’eschatologie juive, après de très grands malheurs tels que la Terre n’en a jamais connus, suivra une grande période de paix. Dans ce monde de paix, le Temple de Jérusalem sera reconstruit et la dispersion du peuple juif prendra fin. Et tous les Juifs règneront alors en maîtres en Terre Sainte en tant que garants de la Paix Universelle. Dieu justifiera à la face du monde leur vocation de peuple élu, de « levain divin dans la pâte hérétique » des peuples goys. Selon les Juifs ultra-orthodoxes antisionistes (par exemple ceux qui ont participé à la conférence révisionniste de Téhéran), le peuple juif ne peut pas forcer artificiellement ce processus, qui est tout entier guidé par la volonté Dieu. La dispersion du peuple juif est un châtiment divin et toute tentative de reconstruction d’un Etat juif est une hérésie qui crie scandale au ciel. Seule la prière et le respect scrupuleux des préceptes de la Loi juive (613 mitzvot) comptent, d’où un grand formalisme dont nous avons déjà parlé. Au fond, ces Juifs religieux antisionistes n’ennuient personne. En revanche, pour la majorité des Juifs sionistes, (qu’ils soient très pratiquants, peu pratiquants ou athées) que nous qualifions sur ce blog d’ « extrémistes », le peuple juif ne doit pas se contenter de prier mais doit également travailler sans relâche, à l’échelle mondiale, pour l’avènement de ce monde de paix… pour le plus grand bien de l’humanité, cela va sans dire. Ces juifs considèrent que la constitution récente de l’Etat d’Israël est un signe que la venue du Messie est proche et qu’il faut continuer à s’activer dans ce sens. Cette déviation politique du judaïsme orthodoxe a continué à imprégné la mentalité de nombreux Juifs au cours du XXe siècle. Ce qui explique par exemple la très grande participation des Juifs dans la révolution bolchévique en Russie (voir le livre d’Alexandre Soljenitsyne Deux siècles ensemble) et ensuite dans tous les mouvements communistes, socialistes et trotskistes européens qui ont suivi. La Fraternité universelle, l’Internationale, leur religion leur promettait tout cela depuis si longtemps, il fallait battre le fer tant qu’il était chaud ! Toute leur éducation religieuse les y avait préparés. Aujourd’hui que le communisme est mort, leurs espérances planétariennes ne sont pas mortes pour autant. Ardents défenseurs de la société libérale-libertaire, les anciens soixante-huitards juifs mettent désormais toute leur énergie dans la diffusion mondiale de la « Paix Démocratique ».
Même si tous les Juifs ne doivent pas être mis dans le même sac, il reste indubitable que pour un grand nombre d’entre eux, cet héritage religieux ou parareligieux est une forme de ghetto mental duquel ils ne peuvent sortir que très difficilement. Ajoutons que des pratiques incestueuses fréquentes dans certaines communautés habituées à vivre depuis des siècles en vase clos expliquent aussi la véritable névrose identitaire des plus dérangés d’entre eux. Pour employer des expressions à la mode aujourd’hui dans le monde du spectacle, ce sont des « torturés de la vie », des « écorchés vifs », des esprits « complexes » à la « double identité ». C’est une des raisons pour lesquelles les sociétés homogènes, constituées de familles saines, leur font peur : elles font apparaître au grand jour leur propre mal-être, leur différence fantasmée. Ils ressentent dans ces sociétés homogènes cette peur de l’étranger qui ne se sent chez lui nulle part, tel l’immigré d’Algérie considéré comme Algérien en France et comme Français en Algérie. La schizophrénie et le suicide guettent les plus fragiles. Leurs valises sont toujours prêtes en cas de problème, changer de maison plusieurs fois dans leur vie leur importe peu, ils n’ont pas de patrie charnelle. Leur maison c’est le monde et les multiples communautés juives disséminées aux quatre coins de la planète. Il est dès lors facile de comprendre leur soif d’un monde sans frontières : plus les frontières seront poreuses, plus les cultures se ressembleront et plus le village mondial qu’ils contribuent largement à créer leur paraîtra accueillant. Ils seront enfin chez eux dans un monde sans identités anxiogènes !
Hélas pour nous, si certains d’entre eux, tenaillés par cette peur de l’autre, choisissent de faire finalement leur aliah en Israël, une quantité d’autres Juifs ont décidé de dépasser leur trouble identitaire par le haut et de servir Israël depuis l’étranger, avec un cynisme et un orgueil démesurés. Leur double appartenance n’est plus un fardeau, c’est une chance pour les peuples qui les accueillent. Leurs troubles sexuels mis en évidence par les études de Freud ne sont plus des tares mais sont à leurs yeux des traits de génie, la marque du sceau divin. Aveuglés par cet orgueil, ils sont dès lors bien décidés à remplir la mission que Dieu leur a assignée en faisant profiter leurs hôtes de leur supériorité intrinsèque. « Votre société disciplinée et ordonnée n’est que bassesse, regardez à quoi vous pourriez ressembler » nous disent-ils tous les jours en se pavanant dans les médias qu’ils dominent. Une façon comme une autre d’exorciser le mal qui les ronge. Le profit et l’argent sont aussi une autre porte de sortie. Pourquoi renier leur communauté alors qu’ils ont toujours un cousin juif à l’autre bout de la terre avec qui faire du commerce licite ou illicite. Ce dernier trait n’est pas propre au peuple juif. Le nomadisme international induit ces comportements capitalistes déviants chez tous les peuples itinérants. Notons néanmoins que Jacques Attali se vante dans son livre « Les Juifs, le Monde et l’Argent », d’appartenir au peuple qui a initié le mondialisme économique actuel. Les études très documentées du sociologue allemand Werner Sombart sur les origines du capitalisme vont également dans ce sens. Vous comprenez maintenant pourquoi, tout repliés qu’ils sont sur leur communauté, ils travaillent paradoxalement à l’avènement d’un monde sans frontières. Un monde sans frontières où les différentes nations n’existeront plus, sauf la nation juive, il faut en être conscient !

Des ponts philosophiques évidents existent aujourd’hui entre le messianisme juif sioniste, le mondialisme des catholiques progressistes, le mondialisme des protestants et le mondialisme des franc-maçons, au point que ces différents courants de pensée ne se distinguent guère plus les uns des autres dans leur conception du monde idéal. C’est la religion « toutlemondiste ». Plus grave, ce mondialisme est largement partagé par nos « élites » actuelles, par opportunisme. C’est cette forme de mondialisme que les Intransigeants veulent combattre parce que nous pensons qu’il ne vient pas de Dieu mais du diable. Les sionistes ne préparent pas la venue du Messie, puisqu’Il est déjà venu. Ils ne peuvent donc préparer que la venue du prince de ce monde, l’Antéchrist, qui se pare des attributs divins pour tromper les croyants. Les chrétiens aveuglés qui pensent, dans la lignée de Vatican II (encyclique Gaudium et Spes) que le mondialisme actuel est une chance pour l’universalisme chrétien sont dans l’erreur. En creusant un peu, il est très facile de savoir qui les a conduits à dévier ainsi de la doctrine traditionnelle.
Pour des articles relatifs au même sujet :
http://intransigeants.wordpress.com/2008/05/07/le-christianisme-empoisonne/
http://intransigeants.wordpress.com/2008/05/07/le-christianisme-empoisonne-suite/


